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L’assurance-vie luxembourgeoise expliquée aux familles francophones
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L’assurance-vie luxembourgeoise selon votre pays de résidence

Le contrat est le même ; ce qui change, c’est le pays qui l’impose. Sept guides, un par pays où vivent les familles francophones que nous accompagnons : Belgique, Suisse, Portugal, Émirats, Italie, Espagne et Monaco. Chacun décrit l’accès au contrat, la fiscalité au rachat et au décès, les déclarations, et le lien qui subsiste avec la France.
7 min de lecture · Revue le 20 octobre 2026 · Sources primaires citées en bas de page
L’essentiel en trente secondes
  • Dans l’Union européenne (Belgique, Portugal, Italie, Espagne), l’assureur luxembourgeois intervient de plein droit en libre prestation de services et applique le droit fiscal local.
  • Hors Union (Suisse, Émirats, Monaco), l’acceptation du souscripteur relève de chaque compagnie ; la Suisse exige en plus un agrément local, ce qui oriente le plus souvent vers le Liechtenstein.
  • Le Luxembourg n’impose jamais le contrat. Le pays de résidence impose le rachat selon son droit : 28 % au Portugal avec abattements de durée, 26 % en Italie, 19 % à 30 % en Espagne, rien aux Émirats ni à Monaco pour un non-Français.
  • La France reste présente pour les familles françaises : au décès, par l’article 990 I, quand un bénéficiaire est domicilié en France, et entièrement pour les Français de Monaco. Sur les rachats d’un contrat luxembourgeois, elle ne prélève rien auprès d’un non-résident.
  • Le contrat n’est jamais dénoué par un déménagement ; l’assureur l’adapte au droit du nouveau pays, et l’antériorité fiscale est conservée.
Sommaire
  1. Un contrat, sept régimes
  2. Choisir votre pays
  3. Tableau de repères
  4. Ce qui ne change jamais
  5. Questions fréquentes
  6. Sources et références

Un contrat, sept régimes

Un contrat d’assurance-vie luxembourgeois est neutre : le Grand-Duché n’impose ni les primes, ni les revenus du contrat, ni le capital décès d’un souscripteur non résident. C’est le pays où vit le souscripteur qui applique sa loi fiscale au contrat, et c’est l’assureur qui, en libre prestation de services ou sur acceptation, adapte le contrat à cette loi : reporting, retenues, attestations. Notre guide de l’assurance-vie luxembourgeoise décrit la mécanique commune ; les pages ci-dessous décrivent ce qui change d’un pays à l’autre.

Chaque page suit le même plan : pourquoi un résident de ce pays regarde vers le Luxembourg, l’accès au contrat, la fiscalité au rachat et pendant la vie du contrat, les déclarations, la transmission, le lien avec la France, et les points de vigilance. Chaque page cite ses sources et renvoie, pour le volet français du départ, à notre page non-résident et expatrié.

Tableau de repères

Les repères ci-dessous résument les pages de la série. Ils sont volontairement simplifiés ; chaque page donne les conditions, les exceptions et les sources.

Repères au 20 octobre 2026 ; voir chaque page pour les conditions et les sources.
PaysAccès au contratRachat (part de gain)DécèsDéclaration locale
BelgiqueLibre prestation de servicesPas de précompte en branche 23 ; taxe de 10 % sur les plus-values depuis 2026Droits de succession régionaux (stipulation pour autrui)Mention dans la déclaration IPP
SuisseAgrément FINMA requis ; Liechtenstein en pratiqueExonéré en pilier 3b sous conditions ; sinon rendement imposableDroits cantonaux, ligne directe souvent exonéréeFortune imposable sur la valeur de rachat
PortugalLibre prestation de services28 %, puis 22,4 % et 11,2 % selon la duréeHors succession, hors droit de timbreAnnexe J du Modelo 3
ÉmiratsAcceptation par l’assureurAucun impôtAucun impôt ; 990 I si bénéficiaire en FranceAucune
ItalieLibre prestation de services26 % (12,5 % sur la part titres d’État)Hors succession ; composante financière imposéeQuadro RW ; 0,2 % par an
EspagneLibre prestation de services19 % à 30 % ; imputation annuelle si le souscripteur piloteImpôt sur les successions, régime régionalModelo 720 ; patrimoine
MonacoAcceptation par l’assureurAucun impôt, sauf Français de Monaco (régime français)0 % en ligne directe, biens en Principauté seulementAucune, sauf Français de Monaco

Ce qui ne change jamais

Quel que soit le pays, trois éléments du contrat restent identiques. La protection des actifs : le triangle de sécurité et la surveillance du Commissariat aux Assurances s’appliquent au contrat, pas au souscripteur. L’architecture des supports : les seuils d’accès au fonds interne dédié sont fixés par la lettre circulaire 26/1, indépendamment du pays de résidence. Et la continuité : le contrat n’est pas dénoué par un déménagement, il change de régime fiscal avec son souscripteur.

Ce qui change toujours, c’est la rédaction de la clause bénéficiaire, qui doit être relue à chaque changement de pays au regard du droit successoral applicable, et la liste des déclarations à produire. C’est pour cela que ces pages existent.

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Questions courantes

Questions fréquentes

Un assureur luxembourgeois peut-il servir un souscripteur dans n’importe quel pays ?
Dans l’Union européenne et l’Espace économique européen, oui, en libre prestation de services. Hors Union, cela dépend des agréments de la compagnie et du droit local : les Émirats et Monaco sont servis couramment sur acceptation, la Suisse exige un agrément local, les États-Unis sont fermés aux US persons.
Le Luxembourg impose-t-il le contrat ?
Non, pour un souscripteur non résident du Luxembourg : ni les primes, ni les revenus du contrat, ni le capital décès. C’est le pays de résidence du souscripteur, et parfois celui du bénéficiaire, qui impose.
Que se passe-t-il quand je change de pays ?
Le contrat continue. L’assureur, informé du nouveau pays de résidence, adapte le reporting fiscal et, si nécessaire, la documentation ou les supports. L’antériorité fiscale est conservée, et la clause bénéficiaire doit être relue au regard du nouveau droit successoral.
La France garde-t-elle un droit d’imposer après le départ ?
Oui, de manière limitée. Sur les rachats d’un contrat luxembourgeois, la France ne prélève rien auprès d’un non-résident : son prélèvement forfaitaire ne vise que les contrats souscrits auprès d’assureurs établis en France. Elle garde le prélèvement de l’article 990 I au décès si le bénéficiaire est domicilié en France au décès et l’a été six des dix années précédentes. Les Français de Monaco restent imposés comme des résidents.
Quel pays est le plus favorable pour un contrat luxembourgeois ?
La question n’a pas de réponse unique : les Émirats et Monaco n’imposent pas, le Portugal offre un taux effectif de 11,2 % après huit ans, l’Italie et l’Espagne appliquent un différé avec imposition au rachat, la Belgique a introduit une taxe sur les plus-values en 2026. Le bon pays est celui où la famille vit pour de vraies raisons ; le contrat s’y adapte.

Sources et références

Chaque page de la série cite ses propres textes et sources. Cette page de synthèse s’appuie sur elles et sur les textes luxembourgeois et européens communs à tous les pays.

Dernière revue le 20 octobre 2026. Cette page est éducative ; elle ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou en assurance. Voir nos normes éditoriales pour la manière dont ce contenu est sourcé et corrigé.

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