Par Eldar Edmond Grady, PPLI.com · Méthode et paramètres revus le 20 octobre 2026
| Année | Compte-titres net | Contrat net | Écart |
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Net : ce qui resterait après l’impôt de sortie (rachat) ou après les droits et prélèvements au décès, chaque année de l’horizon. Les frais sont prélevés sur la valeur en début d’année.
Un contrat luxembourgeois ne fait pas gagner un taux d’imposition à un résident français : au rachat, ses gains sont imposés comme ceux d’un contrat français, et la seule différence avec un compte-titres tient au moment où l’impôt est payé. Dans un compte-titres, chaque dividende, chaque coupon et chaque plus-value réalisée est imposé l’année même, à 31,4 % depuis 2026. Dans le contrat, rien n’est prélevé tant qu’il n’y a pas de rachat ; les sommes qui auraient servi à payer l’impôt continuent de travailler.
En face, le contrat coûte des frais que le compte-titres n’a pas, ou pas au même niveau. La question est donc arithmétique : le différé d’imposition rapporte-t-il plus que les frais ne coûtent, et au bout de combien de temps ? C’est ce que le simulateur calcule, année par année, sur vos propres hypothèses. Notre page sur les frais et le seuil de rentabilité explique ce que recouvre chaque ligne de frais ; notre avis dit sans détour pour qui le calcul se tient, et pour qui il ne se tient pas.
Au décès, le compte-titres entre dans la succession pour sa valeur du jour, plus-values latentes purgées, et supporte les droits selon le lien de parenté. Le contrat, lui, échappe aux droits de succession pour les primes versées avant soixante-dix ans et relève de l’article 990 I : 152 500 € d’abattement par bénéficiaire, puis 20 % jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au-delà, le conjoint étant exonéré. Pour un couple avec deux enfants et un patrimoine déjà taxé à 20 % en ligne directe, cela représente plusieurs dizaines de milliers d’euros, souvent davantage que tout ce que le différé d’imposition aura produit. Le scénario « décès » du simulateur montre cet écart.
Chaque année : le rendement brut se partage entre une part distribuée, imposée immédiatement à 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux) puis réinvestie, et une part capitalisée qui reste en plus-value latente. Une fraction de cette plus-value latente, la rotation, est réalisée et imposée dans l’année ; le reste s’accumule. Les frais du compte-titres sont prélevés sur la valeur. À la sortie par rachat, la plus-value latente restante est imposée à 31,4 % ; au décès, elle est purgée et la valeur supporte le taux de droits de succession indiqué.
Les frais d’entrée sont déduits au départ, les frais annuels prélevés en début d’année, et la valeur capitalise au rendement brut sans impôt. À la sortie par rachat total, les gains supportent le régime de l’article 125-0 A : 30 % avant huit ans ; après huit ans, abattement de 4 600 € ou 9 200 €, 7,5 % sur les produits des 150 000 premiers euros de primes, 12,8 % au-delà, et 17,2 % de prélèvements sociaux sur l’ensemble. Au décès, les prélèvements sociaux de 17,2 % sont dus sur les gains du contrat, puis le capital net est réparti entre les bénéficiaires et supporte le prélèvement de l’article 990 I.
1 000 000 € placés dix ans à 5 % par an, sans frais d’aucun côté, pour un couple, sortie par rachat total.
Les deux enveloppes 1 000 000 × 1,05^10 = 1 628 895 €
Compte-titres 1 628 895 − 31,4 % × 628 895 = 1 431 422 €
Contrat produits 628 895, dont 94 334 attachés aux 150 000 premiers euros
(94 334 − 9 200) × 7,5 % + 534 561 × 12,8 % + 628 895 × 17,2 % = 182 979 €
1 628 895 − 182 979 = 1 445 916 €Compte-titres 1 000 000 × (1 + 5 % × (1 − 31,4 %))^10 = 1 401 087 €
Contrat inchangé = 1 445 916 €Dans le premier cas, l’écart de 14 494 € vient du taux de sortie, plus doux dans le contrat après huit ans. Dans le second, l’écart de 44 829 € vient du différé : l’impôt payé chaque année dans le compte-titres ne capitalise plus. Ajoutez 1 % de frais annuels au contrat et 0,6 % au compte-titres, et c’est la structure des frais qui décide, comme le montre le simulateur avec ses hypothèses par défaut.
Le simulateur applique les règles françaises en vigueur au 20 octobre 2026. Il donne un ordre de grandeur sur des hypothèses simplifiées ; une décision se prend sur un devis écrit et avec un conseil.
Dernière revue le 20 octobre 2026. Cette page est éducative ; elle ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou en assurance. Voir nos normes éditoriales pour la manière dont ce contenu est sourcé et corrigé.
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