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Simulateur de rachat : l’impôt sur un rachat d’assurance-vie

Rachat partiel ou total, contrat de moins ou de plus de huit ans, résident ou non-résident : ce que vous percevrez réellement, avec le détail de la part de gain, de l’abattement, de l’impôt et des prélèvements sociaux. Règles françaises en vigueur en 2026.
9 min de lecture · Revue le 20 octobre 2026 · Sources primaires citées en bas de page
L’essentiel en trente secondes
  • Seule la part de gain contenue dans le rachat est imposée, jamais le capital : sur un rachat partiel, cette part est proportionnelle à la plus-value du contrat.
  • Après huit ans : abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis 7,5 % sur les produits des 150 000 premiers euros de primes et 12,8 % au-delà, plus 17,2 % de prélèvements sociaux.
  • Avant huit ans : 12,8 % plus 17,2 %, soit 30 %, sans abattement.
  • Ce qui est retenu le jour du rachat n’est pas toujours l’impôt définitif : l’acompte de 7,5 % ou 12,8 % se régularise l’année suivante, abattement compris. Le simulateur montre les deux montants.
  • Les prélèvements sociaux de l’assurance-vie restent à 17,2 % en 2026 ; la hausse de la CSG votée fin 2025 ne la concerne pas, alors qu’elle porte le compte-titres à 31,4 %.
  • Non-résident de France : sur un contrat luxembourgeois, la France ne prélève rien, et seul le pays de résidence impose le rachat. Sur un contrat souscrit auprès d’un assureur établi en France, l’assureur retient 12,8 % ; après huit ans, le taux de 7,5 % sous 150 000 € de primes s’obtient ensuite par réclamation, sans prélèvements sociaux et sous réserve de la convention fiscale.
Sommaire
  1. Comment le calcul est fait
  2. Un exemple, refait à la main
  3. Questions fréquentes
  4. Sources et références

Par Eldar Edmond Grady, PPLI.com · Méthode et paramètres revus le 20 octobre 2026

Votre contrat et votre rachat
La valeur totale du contrat au jour du rachat, tous supports confondus.
Le total des versements, diminué de la part de capital déjà reprise lors de rachats précédents. Elle figure sur le relevé de l’assureur.
Depuis la date de souscription, pas depuis le dernier versement : l’antériorité est acquise au contrat.
Sans effet pour un résident français. Pour un non-résident, c’est ce qui décide si la France prélève quelque chose.
Options avancées
Ces primes gardent l’ancien régime : 35 % avant quatre ans, 15 % entre quatre et huit ans, 7,5 % après.
Le seuil de 150 000 € s’apprécie sur tous vos contrats au 31 décembre de l’année précédente. Laissez égal aux primes du contrat si vous n’en avez qu’un.
Ce que vous percevrez
 net définitif, une fois l’impôt régularisé

LigneBaseTauxMontant

Comment le calcul est fait

Un rachat n’est jamais imposé en entier. L’administration considère qu’il contient une part de capital, qui a déjà été imposée avant d’être versée, et une part de gain. Sur un rachat total, le gain est la différence entre la valeur du contrat et les primes nettes versées. Sur un rachat partiel, le gain est calculé au prorata : on retire du montant racheté la fraction des primes qui lui correspond, selon la formule de l’administration, primes nettes multipliées par le montant du rachat, divisées par la valeur totale du contrat.

Cette part de gain supporte ensuite deux prélèvements distincts. Les prélèvements sociaux, 17,2 % en 2026, s’appliquent à la totalité des gains, sans abattement, quelle que soit l’ancienneté du contrat. L’impôt sur le revenu dépend de la date des versements et de l’âge du contrat : pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, 12,8 % avant huit ans, puis, après huit ans et après l’abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 €, 7,5 % sur les produits attachés aux 150 000 premiers euros de primes et 12,8 % au-delà. Les primes antérieures gardent l’ancien prélèvement libératoire, 35 %, 15 % puis 7,5 %. Le simulateur impute l’abattement d’abord sur les produits taxés à 7,5 %, comme le fait l’administration.

Ce qui est retenu le jour du rachat n’est pas l’impôt définitif. Pour un résident, l’assureur établi en France retient un acompte, 7,5 % après huit ans et 12,8 % avant, sur tous les gains attachés aux primes versées depuis 2017, sans abattement, ainsi que les prélèvements sociaux. L’impôt définitif se calcule l’année suivante avec la déclaration de revenus : l’abattement et le taux de 12,8 % au-delà de 150 000 € de primes s’y appliquent, et l’écart est restitué ou réclamé. Un assureur luxembourgeois ne retient rien : c’est au souscripteur de verser l’acompte et les prélèvements sociaux avant le 15 du mois suivant. Pour un non-résident titulaire d’un contrat français, l’assureur retient 12,8 % quelle que soit l’ancienneté, et le taux de 7,5 % se récupère par réclamation. Le simulateur affiche les deux montants, le jour du rachat et après régularisation.

Le barème progressif reste possible sur option, globale pour tous les revenus de capitaux de l’année ; il n’est intéressant qu’avec une tranche marginale inférieure au taux forfaitaire. Les détails de ce régime, et la manière de déclarer un contrat luxembourgeois, sont dans notre page sur la fiscalité du contrat pour un résident français et dans l’analyse du rachat partiel.

Ce que le simulateur ne fait pas

  • Il ne tient pas compte de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (3 % et 4 % au-delà de 250 000 € et 500 000 € de revenu fiscal de référence) ni de la contribution différentielle, qui dépendent de l’ensemble de vos revenus.
  • Il ne modélise pas la CSG déductible en cas d’option pour le barème, ni les contrats comportant un fonds en euros, dont les prélèvements sociaux sont prélevés chaque année.
  • Pour un non-résident, il distingue le contrat luxembourgeois, hors du champ de l’impôt français au rachat, du contrat souscrit auprès d’un assureur établi en France, soumis au prélèvement de l’article 125-0 A. Dans ce second cas, il montre la retenue de 12,8 % au rachat, puis l’impôt définitif si la réclamation pour le taux de 7,5 % aboutit, sans la convention fiscale, qui peut réduire le prélèvement, parfois à zéro. Il ne calcule jamais l’impôt du pays de résidence.

Un exemple, refait à la main

Un couple détient un contrat de 1 000 000 € ouvert depuis neuf ans, alimenté par 800 000 € de primes versées après 2017, et retire 100 000 €.

Rachat partiel de 100 000 €, contrat de 9 ans, couple
Part de gain 100 000 − 800 000 × 100 000 / 1 000 000 = 20 000 € Produits à 7,5 % 20 000 × 150 000 / 800 000 = 3 750 € Abattement 9 200 € : 3 750 sur les produits à 7,5 %, 5 450 sur les autres Impôt 0 × 7,5 % + (16 250 − 5 450) × 12,8 % = 1 382 € Prélèvements 20 000 × 17,2 % = 3 440 € Retenu au rachat 20 000 × 7,5 % + 3 440 = 4 940 € Restitué ensuite 1 500 − 1 382 = 118 € Net définitif 100 000 − 1 382 − 3 440 = 95 178 €

Le même retrait trois ans plus tôt, à six ans, aurait coûté 6 000 € (20 000 € × 30 %). L’attente du huitième anniversaire vaut ici 1 178 €, et davantage sur un contrat dont les gains représentent une part plus grande de la valeur.

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Questions courantes

Questions fréquentes

Comment est calculée la part imposable d’un rachat partiel ?
Par la formule de l’administration : produits imposables = montant du rachat moins (primes nettes versées × montant du rachat / valeur totale du contrat). Seule cette part de gain supporte l’impôt et les prélèvements sociaux ; le reste est du capital.
Quel est le taux d’imposition d’un rachat d’assurance-vie après huit ans en 2026 ?
Après l’abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), 7,5 % d’impôt sur les produits attachés aux 150 000 premiers euros de primes et 12,8 % au-delà, plus 17,2 % de prélèvements sociaux sur la totalité des produits. Soit 24,7 % ou 30 % selon la tranche de primes.
Les prélèvements sociaux sur l’assurance-vie ont-ils augmenté en 2026 ?
Non. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %, soit 18,6 % de prélèvements sociaux, mais les produits des contrats d’assurance-vie et de capitalisation en sont expressément exclus et restent à 17,2 %. Un compte-titres supporte désormais 31,4 % au total, une assurance-vie 30 % au plus.
Un contrat luxembourgeois est-il imposé différemment d’un contrat français au rachat ?
Pour un résident français, non : le régime de l’article 125-0 A du CGI s’applique de la même manière, la seule différence étant que l’assureur luxembourgeois ne pratique pas la retenue à la source française : le souscripteur déclare et paie lui-même l’acompte d’impôt et les prélèvements sociaux avant le 15 du mois qui suit le rachat, sur le formulaire 2778-SD, sauf si l’assureur passe par un représentant fiscal. Pour un non-résident, la différence est entière : le contrat luxembourgeois échappe à l’impôt français au rachat, le contrat français non.
Que paie un non-résident sur un rachat ?
Cela dépend de l’assureur. Sur un contrat émis par une compagnie luxembourgeoise, la France ne prélève rien : le prélèvement du II bis de l’article 125-0 A ne vise que les contrats souscrits auprès d’assureurs établis en France, et les prélèvements sociaux ne sont pas dus par un non-résident. Seul le pays de résidence impose les produits. Sur un contrat souscrit auprès d’un assureur français, l’assureur retient 12,8 % sur la seule part de gain, quelle que soit l’ancienneté du contrat ; après huit ans, le taux de 7,5 % sous 150 000 € de primes s’obtient ensuite par une réclamation. La convention fiscale peut réduire ce prélèvement, parfois à zéro, sur présentation du formulaire 5000.
Faut-il opter pour le barème progressif ?
Seulement si votre tranche marginale est inférieure au taux forfaitaire applicable, c’est-à-dire en pratique à 0 % ou 11 %. L’option vaut pour tous vos revenus de capitaux mobiliers de l’année et rend 6,8 points de CSG déductibles l’année suivante.

Sources et références

Le simulateur applique les textes suivants, dans leur rédaction en vigueur au 20 octobre 2026. Il donne un ordre de grandeur ; votre situation d’ensemble (autres revenus, autres contrats, convention fiscale) peut modifier le résultat et doit être revue avec un conseil.

Dernière revue le 20 octobre 2026. Cette page est éducative ; elle ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou en assurance. Voir nos normes éditoriales pour la manière dont ce contenu est sourcé et corrigé.

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